À l’heure où la téléphonie mobile accompagne presque tous les usages du quotidien sur le continent africain, la question de la fin de vie des appareils prend une importance croissante. Elle touche à la gestion des déchets, à la préservation des ressources, la création d’emplois et, plus largement, la manière dont le numérique peut s’inscrire dans une trajectoire plus durable.
En 2024, Orange Afrique et Moyen-Orient a collecté 284 000 téléphones usagés dans cinq pays de la région (la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Burkina Faso, l’Égypte et la Jordanie). Ce volume représente 28,5% de ses ventes annuelles sur ce périmètre. Le groupe indique également avoir récupéré 43,5 tonnes de matériel électronique destinées au reconditionnement ou au recyclage. Le sujet est d’autant plus sensible que l’Afrique produit chaque année environ 2,5 millions de tonnes de déchets électroniques.
Dans ce contexte, Orange précise que les téléphones peuvent être déposés dans ses boutiques en Afrique, et que cette offre est ouverte à tous, y compris aux utilisateurs d’autres réseaux. L’opérateur indique que les appareils en état d’être réutilisés peuvent être reconditionnés, tandis que les autres sont orientés vers une filière de recyclage des déchets électriques et électroniques.
Selon le groupe, environ 10% des téléphones collectés retrouvent une seconde vie sous forme de mobiles d’occasion. Les appareils non réutilisables sont orientés vers Ecosystem, un éco-organisme agréé par l’État en charge du recyclage des déchets électriques et électroniques, auquel Orange est adhérent.
Au-delà du traitement des appareils, ce dispositif soutient des emplois, et peut encourager des circuits solidaires et prolonger la durée d’usage des équipements.
Toutefois, la question de la sécurité des données reste toutefois un frein important au recyclage des téléphones. Les contacts, photos, messages et documents qu’il contient freinent l’adoption de cette pratique en Afrique.
