Le Groupe de la Banque africaine de développement, la Fondation pour les parcs et réserves de Côte d’Ivoire (FPRCI) et plusieurs fonds fiduciaires de conservation de la biodiversité ont présenté, mardi 20 octobre 2026 à Erevan, en Arménie, les « Park Bonds ». Il s’agit d’obligations indexées sur les aires protégées. Elles visent à mobiliser environ 300 millions d’euros sur les marchés de capitaux et par d’autres instruments, dont les marchés du carbone. L’annonce a été faite pendant la 17e session de la Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB COP17).
Les Park Bonds s’inspirent des obligations vertes pour le climat. Ils doivent attirer des investisseurs institutionnels et privés, assurer un financement prévisible à long terme et garantir des résultats mesurables ainsi qu’une gestion transparente des ressources. Pour Al Hamndou Dorsouma, chef de la Division climat et croissance verte du Groupe de la Banque africaine de développement, « Les budgets publics et les dons demeurent essentiels comme outils de financement, mais ils ne suffiront pas. Nous devons mobiliser des ressources supplémentaires et développer des instruments innovants capables d’attirer des capitaux privés et institutionnels de long terme »,
L’initiative repose sur une étude de faisabilité. Elle conclut que les Park Bonds peuvent constituer un nouvel outil de financement de la biodiversité, sous 3 conditions ; un modèle financièrement viable, des résultats environnementaux vérifiables et une gouvernance solide. La Côte d’Ivoire en est le pays pilote. Son réseau d’aires protégées couvre près de 7 % du territoire national.
Les participants ont indiqué que ce financement doit combiner fonds publics, financements concessionnels, capitaux privés et philanthropiques. Selon eux, cette approche doit permettre à l’Afrique de traduire les engagements du Cadre mondial de la biodiversité en investissements.
