L’Association des pays producteurs de pétrole africains (APPO) organisera un sommet des chefs d’État au premier semestre 2026. L’objectif est de collecter 500 millions $ pour lancer les activités de la Banque africaine de l’énergie.

L’annonce a été faite en novembre 2025 par Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie, qui a pris la présidence de l’APPO pour l’année 2026. Sa désignation a eu lieu lors de la 48ᵉ réunion du Conseil des ministres de l’APPO, les 4 et 5 novembre à Brazzaville, au Congo.

Le ministre ivoirien a placé la finalisation de cette banque au centre de son mandat. Elle disposera d’un capital prévu de 5 milliards $, et permettra aux pays africains de financer leurs projets énergétiques de manière autonome, de la phase de recherche à la transformation locale des ressources. « Parachever la mise en place de cette banque est quelque chose d’extrêmement important », a déclaré Mamadou Sangafowa-Coulibaly, lors de son investiture.

Rappelons que le projet a été annoncé en mai 2022. Porté conjointement par Afreximbank et l’APPO, Omar Farouk Ibrahim, secrétaire général de l’APPO, a révélé durant le dernier trimestre 2024 que les pays africains producteurs d’hydrocarbures ont déjà réuni 45% du capital prévu de la banque (environ 2,25 milliards $). Cependant, aucune information détaillée n’a été communiquée sur les contributions exactes des États membres et des institutions financières partenaires.

Les bailleurs de fonds internationaux se retirent massivement des projets de financement des énergies fossiles en Afrique. Cela crée une pénurie de capitaux pour les projets pétroliers et gaziers. La banque fonctionnera comme une institution panafricaine de développement énergétique. Elle se concentrera principalement sur le financement des projets pétroliers et gaziers. Toutefois, elle n’exclura pas de soutenir des projets d’énergie renouvelable.

L’objectif est de garantir aux pays africains une indépendance financière dans le
développement de leurs ressources énergétiques. La banque interviendra sur toute la chaîne de
valeur : exploration, extraction, transformation et commercialisation des hydrocarbures. Les
500 millions $ à mobiliser lors du sommet de 2026 représentent 10% du capital total. Ces
fonds serviront à lancer les opérations et à financer les premiers projets. (Source : Agence
Ecofin)

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