La santé est un pilier fondamental du développement durable. Face aux pressions démographiques, au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques et aux pressions financières, l’accès aux soins reste un défi global. Selon le Rapport de suivi mondial 2025, « 4,6 milliards de personnes n’ont pas accès aux services de santé essentiels et 2,1 milliards sont mises en difficulté financière par le fardeau des dépenses de santé ».
Pour répondre à cette urgence, le Groupe de la Banque mondiale s’est fixé en avril 2024 de permettre à « 1,5 milliard de personnes de bénéficier de services de santé de qualité et d’un coût abordable d’ici à 2030 ». Dans cette dynamique, 15 pays en développement ont adopté des pactes nationaux pour la santé à Tokyo, le 6 décembre 2025. Les pays africains qui ont lancé leur pacte national pour la santé sont l’Égypte, l’Éthiopie, le Maroc, le Nigéria, la Sierra Leone, l’Ouganda et la Zambie.
Depuis l’annonce de l’objectif, le Groupe de la Banque mondiale et ses partenaires ont déjà contribué à fournir des soins de qualité et abordables à 375 millions de personnes, et 45 pays s’emploient actuellement à déployer des approches qui ont fait leurs preuves.
Le Kenya, par exemple, s’engage à doubler ses dépenses publiques de santé sur cinq ans pour atteindre 5 % du PIB et prévoit d’élargir la couverture du système d’assurance maladie sociale de 26% à 85%. Le Maroc quant à lui s’engage à étendre l’assurance maladie obligatoire à 22 millions de personnes supplémentaires.
L’Éthiopie prévoit d’équiper au moins 40 % de ses centres de santé primaire d’outils numériques pour optimiser les soins cliniques et la gestion. La Sierra Leone s’est fixée pour but de garantir que chaque habitant puisse avoir accès à des soins primaires de qualité à moins de cinq kilomètres via la construction de 300 nouveaux centres de santé et l’équipement de 1 800 structures en énergie solaire et connexions numériques.
Une étape importante de l’approche prévoit de dynamiser la production régionale de produits et technologies de santé.
Le Nigéria prévoit de former 10 000 professionnels dans les secteurs pharmaceutique et biotechnologique, de créer des centres d’excellence et de mettre en place des incitations fiscales pour développer la production locale de vaccins, de médicaments, de produits de diagnostic et de technologies de la santé. Cette initiative, soutenue par des partenaires comme Gavi et le Fonds mondial, ainsi que par le Mécanisme de financement mondial (GFF), est cruciale pour bâtir des systèmes de santé plus résilients face aux futures crises sanitaires. Le Japon, défenseur de longue date de la couverture sanitaire universelle, ainsi que le Royaume-Uni, financent également l’assistance technique pour soutenir ces réformes.
